Thursday, May 10, 2012

226: En cours d'écriture.


Un grand chef
qui dit allez mourir
Un grand pays
qui dit allez mourir
Une grande armée
qui dit allez tuer
Alors oui aux discours
alors oui aux fleurs
alors oui à la flamme


--------- EN COURS D'ECRITURE ---------

Le DIT pour deux illusions
Inconnue.

( Rap__sodie pour une grandeurs à deux voix, un récitant et un chœur )


Il n’y aura pas de fleurs
il n’y aura pas de drapeaux
il n’y aura pas de flamme
il n’y aura pas de discours

Ils ne tendront pas la main
toi la battue
ton nom jamais cité

Ton âme rejetée au fond d’un enfer
ton corps abandonné au fond d’une cuisine
Toi, tu n’as pas saluer
toi, tu n’as pas de fusil
toi, tu n’as pas d’uniforme


Ton soupir avorté
tes larmes dérisoires
tes râles emmurés


Thesis 20120627







--------- EN COURS D'ECRITURE ---------

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 juin 2012


Sunday, April 22, 2012

Je me souviens du futur.


Savent-elles un autre monde
Peuvent-elles choisir
de la vie
Savent-elles un autre chemin
Peuvent-elles décider
du futur

Le DIT pour un choix
Je me souviens du futur.

( Rap__sodie pour un amour à une voix, un récitant et un chœur )


Cette fière maman qui noie son nouveau-né
d’être si beau
Cette maman qui hait cet avenir
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne la vie

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si opposés
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si opposés


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si semblables
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si semblables


Ce jeune marié qui immole sa jeune épousée
d’être si heureuse
Ce marié qui hait cet anneau
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne la main

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si contraires
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si contraires


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si identiques
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si identiques


Ce bel ancien qui éteint sa vieille compagne
d’être si confiante
Cet ancien qui hait cet après
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne l’attente

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si étrangers
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si étrangers


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si pareilles
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si pareils


Ce fier indigné qui foule ce bel étendard
d’être si battant
Cet indigné qui hait cet avenir
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne la rose

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si différents
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si différents


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si similaires
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si similaires


Ce jeune révolté qui déserte ses nouveaux amis
d’être si enthousiastes
Ce révolté qui hait cet avenir
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne son hymne

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si autres
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si autres


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si analogues
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si analogues


Ce nouveau croyant qui cloue sa croix bénie
d’être si humble
Ce croyant qui hait cet avenir
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne sa foi

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si distincts
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si distincts


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si égales
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si égaux


Ce grand saint qui brûle cette bible sacrée
d’être si prometteuse
Ce saint qui hait cet avenir
d’être si noir
qui ne peut être promis
à qui l’on donne le paradis

Toi par cet espace unique
te voilà dans ces temps
si ennemis
Toi par ce temps unique
te voilà dans ces espaces
si ennemis


Ce futur
images des apocalypses passées
Cette fin autrement
promise à qui l’on aime


Toi par ce corps unique
havre pour ces âmes
si amies
Toi par cette âme unique
hôte de ces corps
si amis


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mai 2012

Saturday, April 21, 2012

Bleus infinités.

Le temps des uns
le bleu des uns
le temps des autres
le bleu des autres
le temps infinités
le bleu un

Le DIT pour une infinité
Bleu infinités.

( Rap__sodie pour une noyade à une voix, aucun récitant et un chœur )


J’ai vu des glaciers si bleus
perdus aux tréfonds de ces volcans oubliés
J’ai vu des glaciers si bleus
qu’ils étaient cieux
J’ai vu tes yeux

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé
pour dire éternités


J’ai vu des fruits si bleus
déchirés aux tréfonds de ces mers oubliées
J’ai vu des fruits si bleus
qu’ils étaient velours
J’ai vu tes lèvres

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé
pour dire éternités


J’ai vu des sables si bleus
égarés aux tréfonds de ces grottes oubliées
J’ai vu des sables si bleus
qu’ils étaient soleils
J’ai vu tes seins

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé
pour dire éternités


J’ai vu des marbres si bleus
noyés aux tréfonds de ces oasis oubliées
J’ai vu des marbres si bleus
qu’ils étaient lumière
J’ai vu tes hanches

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé
pour dire éternités


J’ai vu des lichens si bleus
brûlés aux tréfonds de ces abysses oubliés
J’ai vu des lichens si bleus
qu’ils étaient orage
J’ai vu ton pubis

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé
pour dire éternités


J’ai vu des sources si bleues
brisées aux tréfonds de ces volcans oubliées
J’ai vu des sources si bleues
qu’elles étaient prière
J’ai vu ta vie

Ce temps qui est partout
hiers et demains imbriqués
Le présent enfin inventé

pour dire éternités


Michel GUIDETTI ...( copyright ) michel guidetti 27 mai 2012

Monday, March 19, 2012

Ghazal.



Le DIT pour un petit baiser
Ghazal.

( et puis s'en va )


Larmes suaves je ceins tes reins de cascades de soie
L’arc-en-ciel invente les mots magiques de ta voix, écoute cette caresse

Mots dorés je peins ta bouche de pétales de miel
La plume divague détrempée d’encre bleu ciel, écoute cette caresse

Chants étonnés je sculpte ton corps de voiles fiers
Le violon se tarit mot à mot à te plaire, écoute cette caresse

Prières de noël je noie tes seins d’ocres farouches
Le vent murmure ton nom au profond de ta couche, écoute cette caresse

Temples de glace je bâtis tes hanches d’aurores australes
La neige étreint ton cri de blancheur animale, écoute cette caresse


Deux pétales si doux la nacre d’une fleur de pêcher
L’empreinte espiègle de tes seins sur l’oreiller, toi déjà partie

Un nid si blanc la tiédeur d’un duvet divin
La fronce adoucie de tes hanches sur le lin, toi déjà partie

Une brûlure si tendre les traits d’un fol archet
Les marques rougies de tes lèvres sur la taie, toi déjà partie

Des mots si enfouis les rires d’un rêve en folie
Le désordre muet de ta chemise sur le lit, toi déjà partie

Un oubli si pur la blancheur d’une larme de joie
L’ombre amie de ta culotte sur la soie, toi déjà partie


Un charivari fou de notes aquarelles
Le goût de tes lèvres soudain fleurs de pastel, éphémère abandon

Un envol égrené d’adagio de couleurs
Le parfum de ta nuque soudain sursis rêveurs, éphémère abandon

La rime adoucie d’une sculpture d’albâtres roses
La mélodie de ta voix soudain absurdes proses, éphémère abandon

Les courbes d’un poème sur la peau de ta loi
Une caresse sur tes hanches soudain grains de soie, éphémère abandon

Le rire oublié d’un masque sur ton visage
L’éclair de ton âme soudain éperdus mirages, éphémère abandon


Tes lèvres tendues alors ta bouche retenue
Un tonnerre noirci de plombs les demains tenus, contretemps invertis

Tes seins dévoilés alors ta peau réfutée
Un fracas grisé de pierres les après reniés, contretemps invertis

Ton ventre offert alors tes trésors déserts
Une terreur rouillée de glaces les espoirs contraires, contretemps invertis

Ton pli impatient alors ton bonheur cessant
Une tempête ternie de boues les futurs brûlants, contretemps invertis

Ta vie embaumée alors ta joie étouffée
Un séisme rougi de larmes les désirs foulés, contretemps invertis


Fleur cachée béance au delà du sensé val
Cette vision d’un paradis volé à ton mal, fulgurances surannées

Source sacrée perles de par le pur livre
Ce gémissement d’un cœur à toujours ivre, fulgurances surannées

Eclair fou fracas par delà l’unique désir
Ces volutes d’une joie abyssale à ton plaisir, fulgurances surannées

Orage conquérant cris du bord de l’occulte chant
Cette révolte d’un corps libéré à ton volcan, fulgurances surannées

Mer incendiée infinis du lointain des mondes
Ce reflux d’une âme rendue à ta ronde, fulgurances surannées


Ton corps qui s’amuse rires d’enfants émerveillés
Un rêve fou oublié ton ventre amadoué, plaisir dénudé

Ton corps qui demande comptines d’enfants dévoilées
Un poème volé goûté tes reins enroués, plaisir dénudé

Ton corps qui supplie prières d’enfants exaucées
Un psaume ancien retrouvé tes cuisses dénouées, plaisir dénudé

Ton corps qui appelle souhaits d’enfants oubliés
Un chant sacré voilé ton pubis écroué, plaisir dénudé

Ton corps qui s’abandonne larmes d’enfants sucrées
Un mot secret démonté ton trait échoué, plaisir dénudé

Ton corps qui se noie aveux d’enfants pardonnés
Une icône russe effacée ta vie avouée, plaisir dénudé


Des rimes inventées pour que ta bouche me raconte
Rires étranglés voilà que tes lèvres se démontent, l’illusion d’aimer

Des couleurs retrouvées pour que tes seins m’enivrent
Mondes crucifiés voilà que ton cœur se livre, l’illusion d’aimer

Des marbres enfouis pour que tes cuisses m’enlisent
Vents décimés voilà que ta force se dégrise, l’illusion d’aimer

Des sonates surgies pour que ton ventre m’enserre
Glaciers brûlés voilà que ta source se libère, l’illusion d’aimer

Des poèmes scarifiés pour que ta vie me noie
Sacrements maudits voilà que ton cri se broie, l’illusion d’aimer

Des prières mutilées pour que ton âme m’oublie
Eglises brisées voilà que ton amour se délie, l’illusion d’aimer


Chaleur de volcan, le rouge ta bouche mes lèvres
Ce peintre chinois qui signait du sang de ta fièvre, la souffrance de rêver

Douceur d’amande, le brun de tes seins ma ferveur
Cette grotte d’avant peinte de l’ocre de tes peurs, la souffrance de rêver

Saveur de sel, le blanc de tes hanches ma foi
Ce marbre d’éternité le nacre de tes joies, la souffrance de rêver

Ardeur de soleil, le feu de ta soie mon ciel
Ce vertige de folie les larmes de ton miel, la souffrance de rêver

Moiteur de sucre, la rose de ta vie ma prière
Ce pétale de rosée l’ombre de ta lumière, la souffrance de rêver

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mai 2012

Sunday, March 18, 2012

Un chemin si long.



INRI
Une souffrance
toujours revenue
qui l’oubliera
Dieu peut-être
alors
reviendra le paradis

Le DIT pour une souffrance
Un chemin si long.

( Rap__sodie pour un mot à trois voix, un récitant et un chœur )



Tu es cette fille venue
tes yeux si bleus
que s’y mirent les anges
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un tribunal
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
tes bras si lourds
qu’ils tomberont du ciel
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement une croix
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton pas si vague
qu’une pierre te fera chuter
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un faux-pas
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton front si pur
qu’une main s’y posera
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement une mère
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton corps si las
que lui alors t’aidera
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcièrev pour être si pure


Simplement un homme
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
tes larmes si sacrées
que faudra les recueillir
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement une femme
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton allure si incertaine
qu’une ornière t’égarera
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un vertige
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ta tristesse si misérable
qu’elles offriront leurs enfants
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement des femmes
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
tes genoux si vacillants
que la terre se tachera
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement du sang
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton cœur si pauvre
qu’il te dévêtiront
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement une nudité
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton corps si arc-bouté
que les marteaux se tairont
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un charpentier
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton cri si dépossédé
que Dieu alors entendra
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement la mort
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ton âme si abandonnée
que les cieux se noirciront
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un linceul
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Tu es cette fille venue
ta destinée si éperdue
que leurs yeux se voileront
Eux te disent coupable
pour être si grande
Eux te disent sorcière
pour être si pure


Simplement un caveau
simplement un peuple
simplement une foule
qui se diront innocents


Des souvenirs
à jamais marqués
Une grande mutation
l’enfer peut-être
pour renaître

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 avril 2012


Saturday, March 17, 2012

La petite fille sans papa.



La fatalité
un mot
inconcevable
pour l’âme d’une petite fille
La mort
un silence
insoutenable
pour le cœur d’une petite fille

Le DIT pour une fatalité
La petite fille sans papa.

( Rap__sodie pour une souffrance à une voix, un récitant et un chœur )


Un fracas
puis plus rien
des tôles enchevêtrées
si froides
un corps muet
si raidi


Des chuchotements
des silences
ton corps qui se demande
ton âme qui sait

Tes regards
vers le dehors
tes yeux qui espèrent
ton âme qui sait
ton cœur qui se tait

Ta main vers ta poupée
ta main qui s’arrête
qui n’ose plus
ta vie arrêtée
ton cœur enserré
ton âme enferrée

Un bruit là dehors
serait-ce ?
puis plus rien
Ton cœur qui bat
ce bruit si fort
à mourir sourd

Un fracas
puis plus rien
des vitraux
si froids
un corps muet
si raidi


Des chuchotements
des silences
ton corps qui se demande
ton âme qui sait

Tes regards
vers le dehors
tes yeux qui espèrent
ton âme qui sait
ton cœur qui se tait

Ta main vers ta poupée
ta main qui s’arrête
qui n’ose plus
ta vie arrêtée
ton cœur enserré
ton âme enferrée

Un appel là dehors
serait-ce ?
puis plus rien
Ton cœur qui bat
cet appel si fort
à mourir sourd

Un fracas
puis plus rien
des encens emmêlés
si froids
un corps muet
si raidi


Des chuchotements
des silences
ton corps qui se demande
ton âme qui sait

Tes regards
vers le dehors
tes yeux qui espèrent
ton âme qui sait
ton cœur qui se tait

Ta main vers ta poupée
ta main qui s’arrête
qui n’ose plus
ta vie arrêtée
ton cœur enserré
ton âme enferrée

Une prière là dehors
serait-ce ?
puis plus rien
Ton cœur qui bat
cette prière si forte
à mourir sourd

Un fracas
puis plus rien
des gravats entassés
si froids
un corps muet
si raidi


Des chuchotements
des silences
ton corps qui se demande
ton âme qui sait

Tes regards
vers le dehors
tes yeux qui espèrent
ton âme qui sait
ton cœur qui se tait

Ta main vers ta poupée
ta main qui s’arrête
qui n’ose plus
ta vie arrêtée
ton cœur enserré
ton âme enferrée

Un silence là dehors
serait-ce ?
puis plus rien
Ton cœur qui bat
ce silence si fort
à mourir sourd

Toi qui n’entends pas
Toi qui n’entendras jamais
Toi qui attends

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 avril 2012


Thursday, March 08, 2012

Haïku.




Le DIT pour trois petits traits
Haïku.
( et puis s'en va )


Le chêne accablé
Il savait tous les chemins
Jeannot s’endormira-t-il

Un éclair si beau
Brûlure pour un nouveau monde
Plutonium et uranium

La brume s’accroche au roseau
Le nid se coud de soleil
Le martin pêcheur

Un éclair de sang
Un mensonge de l’ide
L’étang silencieux soudain

Le ru fou de soleils nus
Bute de mousses en souches
Ne croit pas la mer

Des joues rosies des bébés
Des lèvres rougies des mamans
Le pommier noirci

Le vent souffle un nom
Une ombre sur l’étang
La carpe efface une ride

La masure se rappelait
Un mot posé sur chaque pierre
Un chant envolé

Mare brume embrassées
Terre rives épousées
Ni infinies ni finies

Braises et flammes glacées
Des paradis embrasés
La forêt drapée d’automne

Si rose l’églantine
Rouge feu le fruit
L’églantier ciel et enfer

La rosée se fait plus lourde
La brume envahit la lune
L’automne s’enhardit

Un brouhaha apaisant
Chemins martelés
La pluie d’été au réveil

L’été, vagues dorées
L’automne, ombres en feu
Le soleil, maître sur terre

Vacarmes immobiles
Les dunes racontent le silence
Les oueds racontent la sécheresse

Des roses de sable inventées
Des chemins de dune perdus
Des guerriers qui passent

Des fleurs aux rebords
Des gravier si blancs
A chaque tombe une porte

Ces deux rails qui se rejoignent
Ces traverses infiniment
Le temps et l’espace

L’oiseau vers l’afrique
Le ru vers la mer
Deux routes qui se croisent si loin

Rongés aux sangs par la rouille
Ciments et fers démâtés
Vieille croix en alpages

Le tournesol prie
Le soir il sait l’est
Le soleil surpris demain

Que de feuilles sur l’arbre
Que de vagues sur l’océan
Des mots dans les livres

L’écorce arrachée
La blessure de l’arbre
La sève qui s’épand muette

Le faon gambade nez aux fleurs
La biche soudain attentive
L’éclair du fusil

Le songe fou de la chenille
Le rêve blême du papillon
Un rêve, ou deux rêves

Eternité bleue
Moment embrasé
La quête d’une libellule

La vigne gorgée de raisins
Le vin chants des terres
Soleils d’artifices

L’oiseau vole, quelques fils rouges
Le chat vole, quelques billes bleues
Que d’ors pour régner

A peine le soleil curieux
La rosée légère s’enfuit
La brise sur ma joue

Un trait d’encre de chine
Un grelot de clochettes
L’hirondelle passée

Un seul galet, l’homme trébuche
Un rocher, le mulet passe
Un galet fend le roc

Une fleur mieux qu’un mot
L’éclair mieux qu’un cri
La nature ne blesse pas l’âme

Fleurs, sourire en plein
Des éclats de rires
Le vol de la coccinelle

Entre-coups de tronc à tronc
Contre-champs de mousse à ciel
Un arbre écroulé

Une balle, l’enfant tombe
Page une, pas un mot
Mais, un papillon en chine

La mousse qui efface la tombe
La rouille qui replie la croix
Le paradis n’est qu’oubli

Des épines, saintes remontrances
Des pétales, simples mots d’amour
L’églantine une vie

Un cri infini
Un corps défini
Cet oubli, l’éternité

Ma main gorgée de soleils
Ce brouhaha tout en toi
Toi enfin venue

Des parfums de miels
Mes doigts enguirlandés
Toi allée si loin

Chaque goutte d’eau a son chemin
Le fleuve creuse son lit
L’infini est un

Dieu se montre dans le chaos
Chaque homme construit son chemin
L’âme suit le soleil

Mensonge parfumé
Mensonge prometteur
La fleur ou la graine ennemies

Ils ne feront plus l’amour
Ils ne feront plus d’enfants
Là, le paradis

Ces mots qui enfantent tes mots
Ce chant qui enflamme ton chant
Etreintes affolées

Bouche à bouche, folies
Corps à corps, furies
Embrasement infini

Cette trace si rouge, mots funestes
Cette marque si rouge, maux muets
Ton corps, ébahi

Mes mots, qui te noient
Ton chant, qui me noie
Un long frisson, à sombrer

Ton âme renversée
Ton corps débouté
Assoupie ta fièvre offerte

Ma bouche avide de tes mots
Mes lèvres ivres de ton chant
Toi bannie si proche

Mes lèvres, inassouvies
Ma bouche asséchée
Toi rassasiée, de Dieu

Ton cri larmes de vie
Ton élan baiser brûlant
Rencontre éphémère

Soudain apparaît la porte
La franchiras-tu ?
Selon tes mirages !

La cage est restée ouverte
Entrera-t-il cet oiseau ?
Qui dira pourquoi !

Le livre grand ouvert
Puis Elle a compris
Un secret enfoui en Elle

Le progrès qui ronge ton âme
La vérité qui s'estompe
Trouveras-tu l'issue

Les mots sont remèdes de l'âme
Des soleils au creux du cœur
Alors sauve une âme

God gave a life
Devil will give others
But today what's my life

Mes mots noient ton âme de femme
Mon âme boit tes mots d'enfance
Source consacrée

Pétales échappés
Murmures enfuis
Ton cri étreinte sauvage

Mes mots sur ta bouche
Tes mots enfantés
Puis nous aimer âme contre âme

Un miroir alors levé
Ta vie telle qu'elle aurait dû
Un hurlement fou

Tes mots qui explosent
Un cri à la vérité
Brûlure de mon âme

Alors la peur sera là
Qui te donnera la main
Tu seras vainqueur

Le sel de tes larmes
Mon âme terrassée
Symphonie recommencée

L'hiver qui givre tes yeux
La nuit qui mure ton cœur
Peut-être le printemps

Tes mots noient mes mots
Ton âme joint mon âme
Un cri enfui dans un cri

Ma vie accède ton reflet
Mon reflet accède ta vie
Mensonge capiteux

Tes mots, sucres à ma bouche
Ta vie, soudées à mes lèvres
Ton âme, née encore

La rose qui meurt sait
Celle qui naît ignore
L'héritage est transparence

Larmes, sang de l'âme
Pleurs, prières du corps
Le cœur est le corps de l'âme

Tes mots, larmes entre mes doigts
Ta vie, cassée à ma main
Ton âme, du plus loin

Douce, la main tendue
Dure, la main levée
Dieu, nous a donné deux mains

La rose au matin si blanche
L'âme au matin si pure
N'allons pas au soir

Un mot, qui souffle tout
Une phrase, qui trahit le mot
Saura-t-on le sens

Des bleus à noircir le ciel
Un cri à pendre les murs
La femme battue cesse

Les pas tracent la route
Les ans marquent la vie
Tout au bout une seule issue

Les feuilles plus belles que mortes
Le chant plus beau que soudain
Naître, mourir, la vie

La pluie toujours rend la vie
Les larmes toujours sèchent l'âme
Leur jeu s'entrecroise

La petite gitane
Une roulotte de rêve
Elle a vu tous les mondes

Ton âme arc-boutée
Le corps qui s'enfuit
L'infini qui s'ouvre

Mensonge, parfum de l'âme pure
Diamant, piège de la lumière
Réel, foi écrite

Si près – les pains consacrés
Si prés – leur face sous la nef
Là – les pleurs foulés

Au loin de la boue
Au loin de leurs mensonges
L'infini s'atteint

La rose ivre de ses parfums
Le merle prodigue de ses trilles
Ton cœur infini

Ton corps arc-bouté
Le monde s'est tu
Toi partie à m'attendre

Si profondément, la vie
Si infiniment, l'amour
Neuf ans, petite mère

Un simple mot, dit
Une pierre noire au fond de toi
Larmes d'acier, au cœur

La pierre s'use par l'eau
L'homme plie par les ans sans cesse
L'âme s'infinit

La fontaine s'est assoupie
Sucre d'orge de cristal
Hiver magistral

La fontaine gansée de blanc
Sucre d'orge de cristal
Hiver magistral

Sourire entre pris
Yeux d'imprimerie
Visage de papier journal

Corps bleui d'injures
Âme noircie de coups
Ton cœur qui saigne des pardons

Cette âme si profonde en toi
Un cri à mourir sans fin
Puis plus rien à vivre

Ton cœur et l'oiseau si libre
Un sourire volé
Ton corps révélé

L'enfant est passée
La rose blanche empourprée
La nuit suffit à la noce

Une larme infinie
La rosée n'est pas chagrin
Le merle a chanté

Une ride l’étang éveillé
Toi si hésitante
Attente infinie

Un éclair les cieux brulés
Toi si enivrante
Osmose infinie

Un rire l’espace dénoué
Toi si insolente
Oubli infini

Des mots pleins de miel
Ton corps assoupi
Ton bras sur ta bouche troublée

Des images de marbre
Ton corps déchiffré
Un drap sur tes seins timides

Des sonates muettes
Ton corps revenu
Une soie sur ton ventre défait

Larmes de bonheur
Tes lèvres source à ma bouche
Un doux bruissement

Rosées d’été
Tes seins ivresse à ma soif
Un tendre murmure

Douceurs arc-en-ciel
Ta vie source à ma faim
Une folle complainte

Nue, bouton rosi
Nue, ombre soyeuse
Toi dénudée, trait sépia

Tendresse, âme ocrée
Hardiesse, flamme sucrée
Ivresse, ton corps adagio

Un appel une invite
Un cri une noyade
Un abandon une panique

Tes lèvres empourprées de miels
Ton souffle éveillé
Etangs caressés

Tes seins bariolés de notes
Ta peau égrenée
Dunes ébouriffées

Ton ventre pavoisé de soies
Ta vie esseulée
Soleils exaltés

Tes lèvres moquerie
Mots et poèmes ennoyés
Ma bouche nectars fuis

Tes seins ironie
Plumes et vélins profanés
Ma bouche fruits confits

Ton ventre comédie
Violons et archets trouvés
Ma bouche mannes enfouies

Ton genou frôlé
La foule complaisance aveugle
Mon âme qui transgresse

Ton sein blanc deviné
La foule impatience aveugle
Mon âme qui paresse

Ton ventre deviné
La foule indécence aveugle
Mon âme qui digresse

Ta paume douce caresse
Soudain tes seins enhardis
Toi Eve infinie

Ta langue pure ivresse
Soudain tes lèvres ébahies
Toi Eve envahie

Tes doigts ferme tendresse
Soudain ton cri ébloui
Toi Eve endormie

Ta peur, sonate inversée
Ta vie, mannes offertes
Ton âme, matin étourdi

Ton cri, violon déchiré
Ta vie, échancrures
Ton âme, midi assourdi

Tes larmes, staccato muet
Ta vie, folles ivresses
Ton âme, soir ébaudi
{ (5;5;7) | (5;7;7) }
Michel GUIDETTI
... ( copyright ) michel guidetti avril 2012

Les hommes qui dessinaient Dieu.



Le grand oral
le grand silence
le grand chahut
Dieu oublié
L’Homme perdu

Le DIT pour une perdition
Les hommes qui dessinaient Dieu.

( Rap__sodie pour un stigmate à une voix, un récitant et un chœur )


Bien avant Dieu
d’un simple signe
ils dessinèrent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple signe
ils dessinèrent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple signe
ils étaient Dieu

Des signes

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des signes

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous artistes
Dieu regardait
les hommes qui dessinaient

Bien avant Dieu
d’un simple mot
ils racontèrent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple mot
ils racontèrent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple mot
ils se croyaient Dieu

Des mots

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des mots

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous philosophes
Dieu regardait
les hommes qui racontaient

Bien avant Dieu
d’un simple discours
ils débattirent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple discours
ils débattirent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple discours
ils oubliaient Dieu

Des discours

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des discours

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous raisonneurs
Dieu regardait
les hommes qui débattaient

Bien avant Dieu
d’un simple mensonge
ils mystifièrent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple mensonge
ils mystifièrent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple mensonge
ils se voulaient Dieu

Des mensonges

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des mensonges

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous trompeurs
Dieu regardait
les hommes qui mystifiaient

Bien avant Dieu
d’un simple mirage
ils rêvèrent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple mirage
ils rêvèrent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple mirage
ils voilaient Dieu

Des mirages

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des mirages

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous soucieux
Dieu regardait
les hommes qui rêvaient

Bien avant Dieu
d’un simple poème
ils dirent le monde
Bien avant Dieu
d’un simple poème
ils dirent Dieu
Bien avant Dieu
d’un simple poème
ils voyaient Dieu

Des poèmes

pour oublier Dieu

Babel entassée mot-à-mot
Des poèmes

pour oublier l’Homme


Dieu regardait les hommes
tous fortunés
Dieu regardait
les hommes qui croyaient

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mars 2012

Osmoses.



Une immense toile
le crédible noyé
Un infini magma
l’incrédible englouti

Le DIT pour la ligue
Osmoses.

( Rap__sodie pour une eucharistie à deux voix, un récitant et un chœur )


Tous ces mots que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Tous ces mots que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà nommée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs marqués


Voilà une bible esquissée
soudain la Bible adorée
Voilà un savoir éphémère
soudain le Savoir absolu


Tous ces cris que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Tous ces cris que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà dénommée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs signés


Voilà une guerre esquissée
soudain la Guerre abhorrée
Voilà une révolte éphémère
soudain la Révolte apparue


Tous ces pleurs que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Tous ces pleurs que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà désignée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs affichés


Voilà une souffrance esquissée
soudain la Souffrance adorée
Voilà une peur éphémère
soudain la Peur détenue


Tous ces sanglots que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Tous ces sanglots que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà montrée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs stigmatisés


Voilà un enfer esquissé
Soudain l’Enfer ignoré
Voilà un paradis éphémère
soudain le Paradis encouru



Tous ces maux que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Tous ces maux que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà citée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs annoncés


Voilà une mort esquissée
soudain la Mort oubliée
Voilà un après éphémère
Soudain l’Après revenu



Toutes ces joies que tu écoutes
d’autres qui reviennent

Toutes ces joies que tu entends
d’autres qui surgissent

Un moment d’absence
te voilà avérée
tes yeux abandonnés
tes pouvoirs exercés


Voilà un renouveau esquissé
Soudain le Renouveau achevé
Voilà une résurrection éphémère
Soudain la Résurrection échue



THESIS 20120327













Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mars 2012

Tuesday, February 14, 2012

Emily for me.



Rêveries
Ces mots murmurés
Ces mots ressentis
un souffle si doux

Le DIT pour une rêverie
Emily for me.
( reloaded from
" EMILY DICKINSON, Car l'adieu c'est la nuit "
de Claire Malroux
nrf poésie Gallimard )




Water is taught by thirst.
Land - by the ocean passed.
Transport - by throe -
Peace, by it's battles told -
Love, by memorial wold -
Birds, by the snow.
      Emily Dickinson



Le Rêve, voler et la folie des enfants -
Le mirage, regarder et les contes de la vie.
Les icônes - croire et les veaux d'Or.
Les Coups - pleurer et ce Juge distrait.
La peur, Chérir et l'aimé disparu.
Les lois, châtier et l'innocent Enferré.
      Emily by mg




When I count the seeds
That are sown beneath -
To bloom so, bye and bye -

When I con the people
Lain so low -
To be received as high -

When I beleive the garden
Mortal shall not see -
Pick by faith it's blossom
And avoid it's Bee,
I can spare this summer - unreluctantly.
      Emily Dickinson



Mes yeux effarés, toutes ces âmes
Au monde jetées en leur pâture -
Pour resplendir, malgré tout -

Mon coeur vers elles toutes
Ecrasées au plus profond -
A être élues au firmament -

Quand j'entrevois l'eden magnifique
Pour si loin tu as ces fugitifs -
Et par mon amour goûte à ses fruits
Etouffant ses Aberrations,
Je peux me passer de cette vie-ci - sans un pleur.
      Emily by mg




If I shouldn't be alive
When the Robins come,
Give the one in Red Cravat,
A memorial crumb -

If I couldn't thank you,
Being fast asleep,
You will know I am trying
With my Granit lip!
      Emily Dickinson



Si ma main de Glace brise la plume
Et moi trop transi à l'hirondelle revenue -
Alors lis leur un mot de moi.

Si ma bouche de Terre écorche les mots
Et moi trop transi à l'hirondelle revenue -
Alors lis leur un mot de moi.

Si mes yeux de Boue torvent un sourire
Et moi trop transi à l'hirondelle revenue -
Alors lis leur une page de moi.

Si mes larmes de Sel tarissent un amour
Et moi trop transi à l'hirondelle revenue -
Alors lis leur un dit de moi.

Si mon corps Cloué de bois entrave mes pas
Et moi trop transi à l'hirondelle revenue -
Ils sauront que j'essaie!
      Emily by mg




Dust is the only Secret.
Death the only One
You cannot find out all about
In the "native town".

Nobody knew "his father" -
Never was a boy -
Hadn't any playmates,
Or "Early history" -

Industrious ! Laconic !
Punctual ! Sedate !
Bold as a Brigand !
Stiller than a flect !

Builds, like a Bird too !
Christ robs the Nest -
Robin after Robin
Smuggled to rest !
      Emily Dickinson



Un Homme qui n'était pas homme
Un Fils qui n'était pas fils
Un Père qui n'était pas père
Une Mère qui n'était pas mère

Du sable, Il en fit un
Une étincelle d'éternité lui fût donnée
Des cendres, Il en fit une
La connaissance préservée lui fût léguée

Alors, l'homme ne sera plus homme
Alors, le fils ne sera plus fils
Alors, le père ne sera plus père
Alors, la mère ne sera plus mère

Un monde qui n'était plus monde
Un monde qui ne sera pas monde
Un monde qui n'est que monde
Un monde à venir qu'on ne sait
      Emily by mg




It's like the Light -
A fashionless Delight -
It's like the Bee -
A dateless - Melody -

It's like the Woods -
Private - Like the Breeze -
Phraseless - yet it stirs
The proudest Trees -

It's like the morning -
Bets - when it's done -
And the Everlasting Clocks -
Chime - Noon !
      Emily Dickinson



Ton aura si belle, moi amoureux
sucre limpide, douceur à vivre
Tes mots sans cesse, moi amoureux
larmes de miel, douceur à rêver

Tes secrets si doux, moi attendri
caresse d'eau fraîche, émoi à resplendir
Ta présence si feutrée, moi attendri
brise de soleil, émoi à défaillir

Ta jeunesse si folle, moi heureux
lumière de marbre, candeur à rougir
Le Monde qui glorifie au firmament
liesse universelle, souvenir à partir
      Emily by mg




I took one Draught of Life -
I'll tell you what I paid -
Precisely one existence -
The market price, they said.

They weighted me, Dust by Dust -
They balanced Film with Film,
They handed me my Being's worth -
A single Dram of Heaven !
      Emily Dickinson



Yeux levés, une Gorgée de Lui
Promesses infinies, Rosée délectable
Le Monde sans limites, chacun chacune
Le Don d'Amour, crucifixion oubliée

Vie entre Vies, ils pèsent à leurs Mensonges
Souffle entre Souffles, ils jugent à leurs Démons
Coeur entre Coeurs, ils jaugent à leurs Petitesses
Ame entre Ames, eux entre Deux Pourissent !
      Emily by mg




Come slowly – Eden !
Lips unused to Thee –
Bashful – sip thy Jessamines –
As the fainting Bee –

Reaching late his flower,
Round her chamber bums –
Counts his nectars –
Enters – and is lost in Balms
      Emily Dickinson



Touche-moi – à tout Petits Pas
Mes seins ignorants – à tes Lèvres
Ma peau à tes Sens – lentement
Comme la Rose enivrée – d'un Jour

Ma vie si douce, enfin Abandonnée
Tous ses Pétales, un à un Décomptés
Toutes ses Ivresses, attentes affolées
Oui !, fuite au fond des paradis.
      Emily by mg




Departed – to the Judgment
A mighty – Afternoon –
Great Clouds – like Ushers – learning –
Creation – looking on –

The Flesh – Surrendered – Cancelled –
The Bodiless – begun –
Two Worlds – like Audience – disperse –
And leave the Soul – alone –
      Emily Dickinson



Passée – cette Porte trouble
Gravé – ce magnifique Alléluia
De noirs rochers – Juges – pérorant
Le Livre – dernier Ami

Le Corps – Démâté – Rendu
Alors – leur Comédie
Là un Autre monde – Liberté – invite
Enfin – mon Âme accueillie
      Emily by mg




I reason, Earth is short –
And Anguish – absolute –
And many hurt,
But, what of that ?

I reason, we could die –
The best Vitality
Cannot excel Decay,
But, what of that ?

I reason, that in Heaven –
Somehow, it will be even –
Some new Equation, given –
But, what of that ?
      Emily Dickinson



Regarde, ces âmes ensanglantées
Folies, Eux tête à terre
Tous, yeux exorbités
Pourquoi, Mon Dieu ?

Regarde, ces corps obscurcis
Messes, Eux tête repue d'or
Misères, bouches menottées
Pourquoi, Mon Dieu ?

La balance, juge de folle absolution
L'épée, justicier de piètre punition
Regarde, ce qui ne peut être
Pourquoi, Mon Dieu ?
      Emily by mg




This is my letter to the World
That never wrote to Me –
The simple News that Nature told –
With tender Majesty

Her Message is committed
To Hands I cannot see –
For love of Her – Sweet – countrymen
Judge tenderly – of Me
      Emily Dickinson



Je crie à ces Gens
Qui ne m'ont pas vue passé –
Ces mots gravés – par la Nature
Dans sa folle Vérité

Vous que je ne verrai jamais
Retenez Ses mots –
Pour ma sauvegarde – chers – lecteurs
Ecoutez – Aimez-moi
      Emily by mg




I hide myself – within my flower,
That fading from your Vase –
You – unsuspecting – feel for me –
Almost – a loneliness –
      Emily Dickinson



Protège moi – dans cet Abysse inouï
Recueille mon soupir – Mourant
Oublie Moi – défait – au bord de la Nuit
Espère seule le repos en ta Solitude
      Emily by mg




Forever – is composed of Nows –
Tis not a different time –
Except for Infiniteness –
And Latitude of Home –

From this – experienced Here –
Remove the Dates – to There –
Let Months dissolve in further Months –
And Years exhale in Years –

Without Debate – or Pause –
Or Celebrated Days –
No different Our Years would be –
From Anno Dominies
      Emily Dickinson



Un autre temps, empli de ces espaces fous
Un autre lieu, empli de ces jours insomniaques
Un autre voyage, empli de ces infiniments innés
Un autre monde, empli de ces mondes inventés

Ce temps – là, songes des temps d'ici
Ce lieu – là, copies des lieux d'ici
Ce voyage – là, parfums des voyages d'ici
Ce monde – là, images des mondes d'ici

Lui l'a posée, une autre formule –
Lui l'a écrite, une autre équation –
Toi – crois-tu, une autre chose
Toi – crois-tu, une autre vie
      Emily by mg




As if the Sea should part
And show a further Sea –
And that – a further – and the Three
But a Presumption be –

Of Periods of Seas –
Unvisited of Shores –
Themselves the Verge of Seas to be –
Eternity – is Those –
      Emily Dickinson



Alors les Mots s'éteignaient
Pour résonner d'Autres mots
Des mots – puis des reflets de Mots
Qui ne sont que Musiques

Des pages, des livres de mots
Hors des lexiques, inécoutés de Vous
Des livres, Evangiles des Après
C'est là – le seul message possible
      Emily by mg




I never saw a Moor,
I never saw the Sea –
Yet know I how the Heather look –
And what a Billow be –

I never spoke with God
Nor visited in Heaven –
Yes certain am I of the spot
As if the Checks were given –
      Emily Dickinson



Ton sourire inconnu, Miel amer
Tes caresses inconnues, blessure Mortelle
Le sais-tu, j'ai Inventé des rires enivrants
Le sais-tu, j'ai Imaginé des étreintes délirantes

Je sais ton pays, me diras-tu la Vérité
Je sais tes Livres, me les liras-tu
Peut-être là, où Dieu se cache apeuré
Peut-être là, dans tes Mots enfouis
      Emily by mg




A drop fell on the Apple Tree –
Another – on the Roof –
A half a Dozen Kissed the Eaves –
And made the Gables laugh –

A few went out to help the Brook
That went to help the Sea –
Myself Conjectured were they Pearls –
What Necklaces could be –

The Dust replaced, is Hoisted Roads –
The Birds jocoser sung –
The Sunshine threw his Hat away –
The Bushes – spangles flung –

The Breezes brought dejected Lutes –
And bathed them in the Glee –
Then Orient showed a single Flag,
And signed the Fete away –
      Emily Dickinson



Quelques mots tout brouillés
Tombés sur les graviers glacés
Quelques mots priés à genoux
Sur la tombe d'un enfant

Quelques mots pleins de cris
Eclatés au ciment d'un mur
Quelques mots criés au monde
A la face du fusillé

Quelques mots tout gris
Avoués à la honte d'un cœur
Quelques mots dérobés
A la promesse fausse

Quelques mots de cendres
Arrachés à un cœur flétri
Quelques mots envolés
D'un faire-part de mort

Quelques mots embaumés
Au parfum d'une rose fanée
Quelques mots vite effacés
D'une lettre d'amour

Quelques mots soupirés
Par la promise hésitante
Quelques mots tout de miel
Qui ouvrent l'éternité

Quelques mots balbutiés
Pliés dans des incendies
Quelques mots de folies
Qui s'étreignent sans fin
      Emily by mg




The Heart has narrow Banks
It measures like the Sea
In mighty – unremitting Bass
And Blue monotony

Till Hurricane bisect
And as itself discerns
It's insufficient Area
The heart convulsive learns

That Calm is but a Wall
Of Unattempted Gauze
An instant's Push demolishes
A Questioning – dissolves.
      Emily Dickinson



Deux passages inconnus
Avant, un néant infini
Après, un espoir infini
Deux paradis inventés

Alors que sonne la noire
Tout se rétrécit à soi
La naissance, du chaos
La mort, au silence

La foi devient mirage
Qu'un doute démonte
La vie, une fuite aveugle
D'une porte à l'autre
      Emily by mg




The largest Fire ever known
Occurs each Afternoon –
Discovered is without surprise
Proceeds without concern –
Consumes and no report to men
An Occidental Town,
Rebuilt another morning
To be burned down again
      Emily Dickinson



A chaque rêve ta vie finit
A chaque réveil ton rêve finit
Ta vie un rêve qui passe
Ton rêve une vie qui passe
Le monde chaque fois reconstruit
Le paradis chaque fois reconstruit
Ils ne voient que l'incendie du monde
Pourtant le paradis est si beau
      Emily by mg




One crucifixion is recorded – only –
How many be
Is not affirmed of Mathematics –
Or History –

Our Calvary – exhibited to stranger –
As many be
As Persons – or Peninsulas –
Gethsemane –

Is but a Province – in the Being's Center –
Judea –
For Journey- or Crusade's Achieving –
Too near –

Our Lord – indeed – made Compound Witness –
And yet –
There's newer – nearer Crucifixion
Than That –
      Emily Dickinson



Cette fille à genoux l'âme dénudée
Marie Madeleine en larmes tout près
Ces plaies ces bleus Son Sang à nouveau
Combien d'autres jamais énumérées

Cette fille bafouée les os brisés
Marie madeleine en sang tout près
Ces crachats cette boue Ses Larmes à nouveau
Combien d'autres jamais énumérées

Ces fenêtres qui pleurent yeux fermés
Ces murs qui dérobent les cris
Ces planchers qui vomissent les sangs
Toutes ces âmes jamais énumérées

Toutes ces croix toujours répétées
Marie Madeleine écroulée tout près
Toutes ces croix toujours portées
Son Chemin de Croix toujours refait
      Emily by mg




The mountains stood in Haze –
The valley stopped below
And went or waited as they liked
The River and the Sky.

At leisure was the Sun –
His interests of Fire
A little from remark withdrawn –
The Twilight spoke the Spire.

So soft opon the Scene
The Art of evening fell
We felt how neighborly a thing
Was the Invisible.
      Emily Dickinson



Tes seins offerts, éblouissement vespéral
Ton ventre abandonné, tendresse dévoilée
Errance accrochée à tes gémissements
Tes prières, corps et âme éperdus

Ton plaisir à ne plus oser finir
Cet embrasement à te faire supplier
Ton corps tendu et ta bouche écarquillée
Puis au fond de toi ce carillon étourdissant

Tes larmes aux sucres de paradis
Toi qui t'en revient de ce pays inventé
Ton corps muet et ton âme refermée
Ce mystère à jamais inconnu
      Emily by mg




Somewhere opon the general Earth
Itself exist Today –
The Magic passive but extant
That consecrated me –

Indifferent Seasons doubtless play
Where I for right to be –
Would pay each Atom that I am
But Immortality

Reserving that but just to prove
Another Date of Thee –
Oh God of width, do not for us
Curtail Eternity !
      Emily Dickinson



Il est une chose en moi
Qui vient d'éternité

Il est une chose en moi
Qui m'a été donnée

Il est une chose en moi
Que j'ai modelée

Il est une chose en moi
Qui sera d'éternité

Mon Dieu
Je te la présenterai

Mon Dieu
Ne me la reprend pas !
      Emily by mg




We knew not that we were to live
Nor when – we are to die –
Our ignorance our Cuirass is –
We wear Mortality
As lightly as an Option Gown
Till asked to take it off –
By his intrusion, God is known –
It is the same with Life –
      Emily Dickinson



Toi qui n'est pas née d'ici
Pour aimer à vouloir repartir
Toi qui est restée en deçà
Pour aimer à vouloir venir
Sauras-tu si tu vas mourir
Dieu Te connaît-il
Me mènera-t-Il à Toi
Ainsi va l'Espoir
Ainsi va le Désespoir
      Emily by mg




As if the Sea should part
And show a further Sea –
And that – a further – and the Three
But a Presumption be –

Of Periods of Seas –
Unvisited of Shores –
Themselves the Verge of Seas to be –
Eternity – is Those –
      Emily Dickinson



Alors les Mots s'éteignaient
Pour résonner d'Autres mots
Des mots – puis des reflets de Mots
Qui ne sont que Musiques

Des pages, des livres de mots
Hors des lexiques, inécoutés de Vous
Des livres, Evangiles des Après
C'est là – le seul message possible
      Emily by mg




On this wondrous sea – sailing silently –
Ho! Pilot! Ho!
Knowest though the shore
Where no breakers roar –
Where the storm is o'er?

In the silent West
Many – the sails at rest –
The anchors fast.
Thither I pilot thee –
Land! Ho! Eternity!
Ashore at last!
      Emily Dickinson



Vois!, enfin, cet horizon du bout des yeux
Vois!, soudain, ce navire blanc dénudé
Vois!, debout, cet aventureux pilote insensé
Cette promesse de voyage sans souvenir
Cette croyance de contrée sans devenir

Me vois-tu, sur la rive d'avant
Me vois-tu, sur la rive d'après
Regarde!, mon monde finit
Regarde!, ton monde s'arrête
Regarde!, ton éternité commence
      Emily by mg




Behind Me – dips Eternity –
Before Me – Immortality –
Myself – the Term between –
Death but the Drift of Eastern Gray,
Dissolving into Dawn away,
Before the West begin –

'Tis Kingdoms – afterward – they say –
In perfect – pauseless Monarchy –
Whose Prince – is Son of none –
Himself – His Dateless Dynasty –
Himself – Himself diversify –
In Duplicate divine –

'Tis Miracle before Me – then –
'Tis Miracle behind – between –
A Crescent in the Sea –
With Midnight to the North of Her –
And Midnight to the South of Her –
And Maelstrom – in the Sky –
      Emily Dickinson



Au bout de l'après, le commencement
Au bout de l'avant, la finitude
Et toi le point zéro
Tous ces possibles, impossibles demains
Tous ces impossibles, possibles hiers
Un empereur a pris la place de Dieu

Annoncé, Dieux impossible
Annoncé, Dieu possible
Le Père avant le Fils, et le Saint-Esprit
Le Fils avant le Père, et le Saint-Esprit
Le Saint-Esprit avant le Père, et le Fils
Un empereur leur a donné Dieu

Le Père qui est d'autre sens
Le Fils qui est d'autre sens
Le Saint-Esprit qui est d'autre sens
Ils ont pris la place du Père
Ils ont pris la place du Fils
Un empereur leur a donné la pomme
      Emily by mg




Will there really be a "morning" ?
Is there such a thing as "Day" ?
Could I see it from the mountains
If I were as tall as they ?

Has it feet like Water lilies ?
Has it feathers like a bird ?
Is it brought from famous countries
Of which I have never heard ?

Oh some Scholar ! Oh some Sailor !
Oh some Wise Man from the skies !
Please to tell a little Pilgrim
Where the place called "morning" lies !
      Emily Dickinson



Existe-t-il ce pays légendaire ?
D'où tu n'es pas revenue
Où Botticelli a peint ces angelots
Où Modigliani a peint ces reines nues

Où est-il ce sable incendié ?
Où est tracé le chemin ignoré
Pour là où tu attends ma venue
Pour là où tu entends mes mots

Existe-t-il ce livre consacré ?
Où tout est écrit de larmes
La page où tu es réfugiée
Les mots que tu balbuties
      Emily by mg




A coffin – is a small Domain
Yet able to contain
A citizen of Paradise
In it's diminished Plane –

A Grave – is a restricted Breadth –
Yet ampler than the Sun –
And all the Seas He populates –
And Lands He looks opon

To Him who on it's small Repose
Bestows a single Friend –
Circumference without Relief –
Or Estimate – or End –
      Emily Dickinson



L'épitaphe, mensonge épargné
Ci-gît, deux mot pour longtemps
Des mots, pour punir qui restent
Détruits par un coup de pelle

La tombe, ce magnifique prie-Dieu
Ce préambule, incroyable mutation
Des soleils, pour montrer l'image
Des mers, pour montrer la route

Le temps, sans hier et sans demain
Le chemin, sans début et sans fin
L'esprit, sans mot et sans parole
Le paradis et l'enfer, si touchants
      Emily by mg




A Clock stopped –
Not the Mantel's –
Geneva's farthest skill
Can put the puppet bowing –
That just now dangled still.

An awe came on the Trinket !
The Figures bunched – with pain –
Then quivered out of decimals –
Into Degreeless noon –

It will not stir for Doctor's –
This Pendulum of snow –
The Shopman importunes it –
While cool – concernless No –

Nods from the Gilded pointers –
Nods from the Seconds slim –
Decades of Arrogance between
The Dial life –
And Him –
      Emily Dickinson



Une Vie enfuie -
Là, au bord de ce chemin -
Peut-être au début de la fête
Peut-être à la fin de la noce -
Est-ce seulement une histoire brisée.

La marionnette s'est décomptée !
Les fils se sont affolés -
Puis tout à coup effilochés -
Pour une pièce sans acte -

Du papier d'espérances -
De la colle de croyance -
La pauvrette tout écrasée -
A perdre son souffle -

Au loin de la soie la nudité -
Au loin du rouge le regret -
Au loin du noir l'espoir
La rencontre -
Avec lui -
      Emily by mg




Empty my Heart, of Thee –
Its single Artery –
Begin, and leave Thee out –
Simply Extinction's Date –
Much Billow hath the Sea –
One Baltic – They –
Subtract Thyself, in play,
And not enough of me
Is left – to put away –
"Myself" meanth Thee –

Erase the Root – no Tree –
Thee – then – no me –
The Heavens stripped –
Eternity's vast pocket, picked –
      Emily Dickinson by ed



Partir si loin, que mon corps est oubli
S’enfuir si haut, que mon âme est absence
Oublier si fort, que ton corps est abandon
Mentir si bien, que ton âme est mirage
Nager si longtemps, que la mer est épouse
Plonger si bas, que les abysses sont prison
Croire follement, et Dieu qui s’infinit
Rêver insensément, et l’arbre qui s’illumine
Te connaître et me dévaster

La source, désert asséché
La vie, oued inventé
La foi, cauchemar mortel
L’éternité, cheminement interminable
      Emily by mg




Mine – by the Right of the White Election !
Mine – by the Royal Seal !
Mine – by the Sign in the Scarlet prison –
Bars – cannot conceal!

Mine – here – in Vision – and in Veto !
Mine – by the Grave's Repeal –
Tilted – Confirmed –
Delirious Charter !
Mine – long as Ages steal !
      Emily Dickinson



Ma vie – par le Don de Dieu !
Ma vie- par la Marque du Doigt !
Ma vie – par la naissance dans le Sang –
Vos chaînes – miroirs brisés !

Mon âme – outre vie et outre Mort !
Mon âme – outre Monde et outre Tombe –
Flamme – Epée –
Blessure rituelle !
Mon âme – outre Temps !
      Emily by mg




The past is such a curious Creature
To look her in the Face
A Transport may receipt us
Or a Disgrace –

Unarmed if any meet her
I charge him fly
Her faded Ammunition
Might yet reply.
      Emily Dickinson



Pose ton baluchon, et Cours
Rends tes Souvenirs, et oublie
Une folie peut t’enivrer
Ou te mentir –

Ce passé effacé qui surgit
Nie le
Ses mirages
Pourraient te meurtrir.
      Emily by mg




The first Day's Night had come –
And grateful that a thing
So terrible – had been endured –
I told my Soul to sing –

She said her Strings were snapt –
Her Bow – to Atoms blown –
And so to mend her – gave me work
Until another Morn –

And then – a Day as huge
As Yesterdays in pairs,
Unrolled its horror in my face –
Until it blocked my eyes –

My Brain – begun to laugh –
I mumbled – like a fool –
And tho' 'tis Years ago – that Day –
My Brain keeps giggling – still.

And Something's odd – within –
That person that I was –
And this One – do not feel the same –
Could it be Madness – this?
      Emily Dickinson



Enfin voilà Lui venu – Ultime –
Ce Jour – qui n’est pas un Jour
Ces âmes qui ne sont pas des âmes
La fin qu’on appelle – Résurrection –

Les hommes dirent nous – Voilà –
Ce n’étaient que des âmes Ensevelies
Ce n’étaient que des corps Disloqués
Une – musique – inachevé, incommencée.

Les hommes Alors racontèrent
Des horreurs à Défaire le – monde –
Des cris à Convulser les – anges –
Et Dieu, Lui, n’y Crût pas.

Moi, voyant cela, je Riais –
Sanglots d’épouvante glacée
Moi, écoutant cela, je Dansais –
Valse de clameurs létales.

Mais quelle bizarrerie, là-bas,
Serait-ce la Folie – que les âmes ?
Serait-ce la Folie – que Lui ?
Serait-ce la Folie – que le paradis ?
      Emily by mg




This was a Poet –
It is That
Distills amazing sense
From ordinary Meanings –
And Attar so immense

From the familiar species
That perished by the Door –
We wonder it was not Ourselves
Arrested it – before –

Of Pictures, the Discloser –
The Poet – it is He –
Entitles Us – by Contrast –
To ceaseless Poverty –

Of portion – so unconscious –
The Robbing – could not harm –
Himself – to Him – a Fortune –
Exterior – to Time –
      Emily Dickinson



Un homme parla –
Peut-être le Poète
Il raconta ces Bibles
Il montra ces Folies –
Que les gens Haïssaient

Tous ces gens en allés
Repoussés à la Porte Dorée –
Que l’on s’accuse
De ne les avoir conduits

Ces Icones, Messages –
L’homme – les a dites
Nos yeux – alors –
Noyés d’une funeste incertitude –


De cette Evidence – alors révélée –
Qu’une Pénitence ne saurait alléger –
L’homme – en lui – emmenée
A la terre – absente –
      Emily by mg




I dwell in Possibility –
A fairer House than Prose –
More numerous of Windows –
Superior – for Doors –

Of Chambers as the Cedars –
Impregnable of Eye –
And for an Everlasting Roof
The Gambrels of the Sky –

Of Visitors – the fairest –
For Occupation – This –
The spreading wide of narrow Hands
To gather Paradise –
      Emily Dickinson



Il y a le Rêve –
Impossibles Histoires –
Des Rencontres infinies –
Des Attentes inventées –

Il y a des dimensions –
Inconnues de mon Âme –
Pour Aventures advenues
Des Equations éternelles –

Il y a des Gens muets –
Mes mains qui recueillent, des mots –
Mannes illusoires
Pour goûter ta Vie –
      Emily by mg




He fumbles at your Soul
As Players at the Keys
Before they drop full Music on –
He stuns you by degrees –

Prepares your brittle Nature
For the Ethereal Blow
By fainter Hammers – further heard –
Then nearer – Then so slow

Your Breath has time to straighten –
Your Brain – to bubble Cool –
Deals – One – imperial – Thunderbolt –
That scalps your naked Soul –

When Winds take Forests in the Paws –
The Universe – is still –
      Emily Dickinson



ils sont là, Violeurs forains
Plagiaires, Pauvres contradictions –
Singes, qui vous – ânonnent –
Qui se noient de leurs – hontes –

Ton corps, sous les Coups
Ton âme, sous les Heurts
Et tes Cris, – assourdis –
Et tes Larmes, – taries –

Debout – Tu sais la Victoire –
En pleurs – Tu sais la Lumière
Un seul Cri – Folie titanesque –
Ils seront écervelés –

Quand Tu cries ton horreur –
Dieu – se tait –
      Emily by mg




My period had come for Prayer –
No other Art – would do –
My Tactics missed a rudiment –
Creator – Was it you?

God grows above – so those who pray
Horizons – must ascend –
And so I stepped upon the North
To see this Curious Friend –

His House was not – no sign had He –
By Chimney – nor by Door
Could I infer his Residence –
Vast Prairies of Air

Unbroken by a Settler –
Were all that I could see –
Infinitude – Had'st Thou no Face
That I might look on Thee?

The Silence condescended –
Creation stopped – for Me –
But awed beyond my errand –
I worshipped – did not "pray" –
      Emily Dickinson



Tu seras devant Lui
Nue sans artifices
Muette sans souvenirs
Eblouie tu Demanderas

Est-ce le Jour
Est-ce l’Appel
Tu peux tout oublier
Mais vas sans peurs

Devant toi, aucune Croix
Au dessus de toi, aucune Trinité
Une Douceur, caresse infinie
Un Amour, ivresse infinie

Regarde, ce Vide l’Unique
Ressens, ce Néant le Chaos
Il est l’In Compris
Il n’y aura plus de Prières

Puis, un Silence de pierres
Envahira leur âme
Puis, un Cri de laves
Creusera leur cœur
N’écoute pas
      Emily by mg




Did Our Best Moment last –
'Twould supersede the Heaven –
A few – and they by Risk – procure –
So this Sort – are not given –

Except as stimulants – in
Cases of Despair –
Or Stupor – The Reserve –
These Heavenly Moments are –

A Grant of the Divine –
That Certain as it Comes –
Withdraws – and leaves the dazzled Soul
In her unfurnished Rooms
      Emily Dickinson



Ce Soupir qui embrase le Chaos
Cette Allégresse qui inonde le Néant
Le ciel, Enfin, si proche
Lui, Peut-être, attentif

Ton âme qui se contracte
Ta destinée qui se déplie
Eclair, si Vite, évanoui
Murmure, Toujours, désappris

Ton présent sans rien avant
Ton présent sans rien après
Une éternité, à jamais, inscrite
Un monde, vide, si bruyant
      Emily by mg




I tried to think a lonelier Thing
Than any I had seen –
Some Polar Expiation – An Omen in the Bone
Of Death's tremendous nearness –

I probed Retrieveless things
My Duplicate – to borrow –
A Haggard Comfort springs

From the belief that Somewhere –
Within the Clutch of Thought –
There dwells one other Creature
Of Heavenly Love – forgot –

I plucked at our Partition
As One should pry the Walls –
Between Himself – and Horror's Twin –
Within Opposing Cells –

I almost strove to clasp his Hand,
Such Luxury – it grew –
That as Myself – could pity Him –
Perhaps he – pitied me –
      Emily Dickinson



Ce sosie esseulé d’outre miroir
Ce double enchâssé d’outre monde
Est-ce ta mémoire d’après ?
Est-ce ta vision d’avant ?

Voilà les non sens voilés
Voilà les non mots inscrits
Doigt sur tes lèvres ?

Le mirage d’un cri en voûté
La vision d’un sanglot étranger
Le poids d’une âme accourue
Inventés de l’autre côté ?

La peur innée d’une révélation
La folie imaginée d’une prière
La joie insondée d’une caresse
Caresses outre venues ?

Jouissance dé montée ?
Bonheur dé créé ?
Amour révélé ?
Evidence enfantée ?
      Emily by mg




It was a quiet Way –
he asked if I was His –
I made no answer of the Tongue,
But answer of the Eyes –

And when he bore me high
Before this mortal noise
With swiftness as of Chariots –
and distance – as of Wheels –

The World did drop away
As Counties – from the feet
Of Him that leaneth in Balloon –
Opon an Ether Street –

The Gulf behind – was not –
The Continents – were new –
Eternity – it was – before
Eternity was due –

No Seasons were – to us –
It was not Night – nor Noon –
For Sunrise – stopped opon the Place –
And fastened it – in Dawn –
      Emily Dickinson



Elle était là – Tendresse –
Clarté invisible
Histoire muette
Heureuse – à frôler mon âme

Elle était moi – Invention –
Odeur de terre
Parfum de lumière
Unie – pourtant si différente

Elle était silence – Douleur –
Yeux en dedans
Oreilles en dedans
Rêveuse – un monde en dedans

Elle était monde – Prière –
Ni corps derrière
Ni corps autour
L’infini continûment

Elle était ève – Croyance –
Avenir effacé
Passé englouti
Disparue – le monde revenu
      Emily by mg




I went to Heaven –
'Twas a small Town –
Lit – with a Ruby –
Lathed – with Down –

Stiller – than the fields
At the full Dew –
Beautiful – as Pictures –
No Man drew.
People – like the Moth –
Of Mechlin – frames –
Duties – of Gossamer –
And Eider – names –
Almost – contented –
I – could be –
'Mong such unique
      Emily Dickinson



J’ai fait ce Voyage
Les yeux Fermés
Les oreilles Closes
Habillé d’Artifices

Là – des images
Oubliées et repeintes
Là – des dessins
Dénoués et redorés
Là – des marbres
Obscurcis et resurgis
Là – des chants
Effacés et renommés
Là – des mots
Muets et abandonnés
Là – des vies
Réécrites
      Emily by mg




Of Course – I prayed –
And did God Care?
He cared as much as on the Air
A Bird – had stamped her foot –
And cried "Give Me" –
My Reason – Life –
I had not had – but for Yourself –
'Twere better Charity
To leave me in the Atom's Tomb –
Merry, and Nought, and gay, and numb –
Than this smart Misery.
Emily Dickinson by ed
      Emily Dickinson



Genoux enterrés – j’ai demandé
Ma prière s’est éperdue
Yeux écorchés – j’ai espéré
Mes larmes se sont cachées
Bras brûlés – j’ai crié
Mon corps s’est baissé –
Mon pays est un atome
Mon univers est un nuage
Mon âme est un électron
Je ne veux pas resté
Je ne crois pas
      Emily by mg




The Brain – is wider than the Sky –
For – put them side by side –
The one the other will contain
With ease – and you – beside –

The Brain is deeper then the sea –
For – hold them – Blue to Blue –
The one the other will absorb –
As Sponges – Buckets – do –

The Brain is just the weight of God –
For – Heft them – Pound for Pound –
And they will differ – if they do –
As Syllable from Sound –
      Emily Dickinson



Ton âme – plus immense qu’un monde
Ce monde qui n’est rien si tu ne le penses pas
Ton monde le monde – noir et blanc
Un univers de mondes que Dieu ne sait plus

Ton âme – plus profonde qu’un univers
Cet univers qui n’est rien si tu ne le rêves pas
Ton univers l’univers – mots et roches
Un monde d’univers que Dieu ne croit plus

Ton corps – qui pèse le poids du monde
Ton âme qui pèse le poids de Dieu
Toi affolée qui traîne – ce lest
Dieu t’en déchargera-t-Il
      Emily by mg




I saw no Way – The Heavens were stiched –
I felt the Columns close –
The Earth reversed her Hemispheres –
I touched the Universe –

And back it slid – and I alone –
A speck opon a Ball –
Went out opon Circumference –
Beyond the Dip of Bell –
      Emily Dickinson



Dressé devant moi – je touche Son flanc –
Les Colonnes – bois écroulés bronzes éclatés
Les Jardins – sources taries vis déchassées
Le Mausolée – propylée aveuglé colonnes imbriquées
Le Phare – plombs fondus ville aveuglée
La Pyramide – porte abattue nombre décompté
La Statue – Zeus détrôné olivier défeuillé
Le Temple – ronces reines cendres entassées
      Emily by mg




Death sets a thing significant
The eye had hurried by,
Except a perished creature
Entreat us tenderly

To ponder little workmanships
In crayon or in wool,
With 'This was last her fingers did,'
Industrious until

The thimble weighed too heavy,
The stitches stopped themselves,
And then 't was put among the dust
Upon the closet shelves.

A book I have, a friend gave,
Whose pencil, here and there,
Had notched the place that pleased him,--
At rest his fingers are.

Now, when I read, I read not,
For interrupting tears
Obliterate the etchings
Too costly for repairs.
      Emily Dickinson



Ces mots fous de vide
Tu les noyais dans ta vie
Que les disparus lisent
Que les revenus égrènent

Ces poèmes morts de rien
Tu les traçais dans ta vie
Que les perdus disent
Que les passés oublient

Ces prières mots fous
Tu les brûlais à mi-chemin
Que les vivants lisent
Que les restés égrènent

Ces psaumes morts de rien
Tu les oubliais à mi-chemin
Que les aimants disent
Que les laissés oublient

Des mots écrits de suie
Des poèmes tracés de pluie
Des prières gravées de vent
Des psaumes taillés de larmes
Sur ta tombe
      Emily by mg




I cannot live with You --
It would be Life --
And Life is over there --
Behind the Shelf

The Sexton keeps the Key to --
Putting up
Our Life -- His Porcelain --
Like a Cup –

Discarded of the Housewife --
Quaint -- or Broke --
A newer Sevres pleases --
Old Ones crack –

I could not die -- with You --
For One must wait
To shut the Other's Gaze down --
You -- could not –

And I -- Could I stand by
And see You -- freeze --
Without my Right of Frost --
Death's privilege?

Nor could I rise -- with You --
Because Your Face
Would put out Jesus' --
That New Grace

Glow plain -- and foreign
On my homesick Eye --
Except that You than He
Shone closer by –

They'd judge Us -- How --
For You -- served Heaven -- You know,
Or sought to --
I could not –

Because You saturated Sight --
And I had no more Eyes
For sordid excellence
As Paradise

And were You lost, I would be --
Though My Name
Rang loudest
On the Heavenly fame –

And were You -- saved --
And I -- condemned to be
Where You were not --
That self -- were Hell to Me –

So We must meet apart --
You there -- I -- here --
With just the Door ajar
That Oceans are -- and Prayer --
And that White Sustenance --
Despair –
      Emily Dickinson



Je ne sais te Voir
Ce serait la Porte
Et Toi tu Passes
Brise légère

Eux dans le Noir
Ce serait la Morte
Et Toi simple Impasse
Que de Bris

Qui pour te Croire
Ce serait la Fin
Et Toi tu me Dépasses
Terre Déchue

Arrivé au Soir
Ce serait ta Main
Et Toi tu les Surpasses
Fraîche Caresse

Muet au Revoir
Ce serait le Matin
Et Toi qu’ils Ressassent
Fantôme Recru

Au matin un Bonsoir
Ce serait l’Adieu
Et Toi tu es dédicace
Lui de Côté

Parfums d’Encensoir
Ce serait un Souvenir
Et Toi qui l’Enchâsse
Ombre Voilée

Visions du Soir
Ce serait ton Paradis
Et Toi qu’il Embrasse
Mon Mensonge

Mes yeux si Noirs
Ce serait un Mirage
Et Toi tu le Délaces
Pauvre Paradis

La peur à Savoir
Ce serait un Dommage
Et Toi tu te Glace
Mon nom Crié

Une prière à Devoir
Ce serait Malheur
Et Toi tu fuis Fugace
Larme Tarie

Ton nom à Pourvoir
Ce serait lacet d’Ors
Et Toi qu’ils Menacent
Encre Noire
Mon nom à Surseoir
Ce serait trait de Cendres
Emily Dickinson reloaded by mg
      Emily by mg




Doom is the House without the Door –
'Tis entered from the Sun –
And then the Ladder's thrown away,
Because Escape – is done –

'Tis varied by the Dream
Of what they do outside –
Where Squirrels play – and Berries die –
And Hemlocks – bow – to God –
      Emily Dickinson



Le Quantum n’a pas de Portique –
Un saut de Lumière te porte –
Puis le Sort en est jeté,
Puisque l’Energie – est dissipée –

L’autrement naît du Rêve
De ce qu’ils croient en bas –
Là où est la Croix – où les Eglises chutent –
Là où la Mort – obéit – à Dieu –
      Emily by mg




These tested Our Horizon –
Then disappeared
As Birds before achieving
A Latitude

Our Retrospection of Them
A fixed Delight,
But Our Anticipation
A Dice – a Doubt –
      Emily Dickinson



Notre âme envahie à ras Coeur
Puis cette Caresse Achevée
Juste après la Sensation
D’un Miracle

La Trace d’une Rencontre
Un Bonheur désorienté
Mais Nos Icônes
Du Hêtre – du Lin –
      Emily by mg




As imperceptibly as Grief
The Summer lapsed away –
Too imperceptible at last
To seem like Perfidy –

A Quietness distilled
As Twilight long begun,
Or Nature spending with herself
Sequestered Afternoon –

The Dusk drew earlier in –
The Morning foreign shone –
A courteous, yet harrowing Grace,
As Guest, that would be gone –

And thus, without a Wing
Or service of a Keel
Our Summer made her light escape
Into the Beautiful.
      Emily Dickinson



Juste un brin d’yeux
Un éclair de regard
Tu passais, inconnue
Une blessure enfouie

Juste un brin de destin
Un parfum de vie
Tu passais, innocente
Un oubli enfui

Juste un brin de souvenir
Une larme de regret
Tu passais, oubliée
Un poème redit

Juste un brin de ciel
Un visage de soleil
Tu passais, inventée
Un écho ressurgi
      Emily by mg




Down Time’s quaint stream
Without an oar
We are enforced to sail
Our Port a secret
Our Perchance a Gale
What Shipper would
Incur the Risk
What Buccaneer would ride
Without a surety from the Wind
Or schedule of the Tide –
      Emily Dickinson



Cette boussole qui t’est Donnée
Cette carte qui t’est Montrée
Par-dessus les Vents
Par-dessus les Eaux
Crois !
Suis le Chemin tracé
N’écoute pas les sirènes
Droite dans les vents
Fière sur les eaux
Va –
      Emily by mg




Just lost, when I was saved!
Just felt the world go by!
Just girt me for the onset with Eternity,
When breath blew back,
And on the other side
I heard recede the disappointed tide!

Therefore, as One returned, I feel,
Odd secrets of the line to tell!
Some Sailor, skirting foreign shores –
Some pale Reporter, from the awful doors
Before the Seal!

Next time, to stay!
Next time, the things to see
By Ear unheard,
Unscrutinized by eye –

Next time, to tarry,
While the Ages steal –
Slow tramp the Centuries,
And the Cycles wheel!
      Emily Dickinson



C’est alors, que mon corps m’a désertée
C’est alors, que ce silence m’a assourdie
C’est alors, que ces mots m’ont ramenée
Moi chancelante
Mon corps retrouvé
Puis mon âme brûlée par je ne sais quoi

Ressuscitée, je porte ce secret embrasé
Des mots étrangers à ne savoir raconter
Noyés, revenus des pays oubliés
Pendus, écartés du voyage sordide

Pourtant, le marin sait des abysses mortels
Pourtant, l’astronome sait des noirceurs infinies
Pourtant, le croyant sait des anges insanes
Pourtant, le fou sait des livres hallucines

Appelée, je ne saurai jamais la brûlure
Marquée, je ne dirai jamais la souillure
Cachée, je n’écrirai jamais les blasphèmes
Sauvée, je ne crierai jamais la peur
      Emily by mg




I have never seen "Volcanoes" –
But, when Travellers tell
How those old – phlegmatic mountains
Usually so still –

Bear within – appalling Ordnance,
Fire, and smoke, and gun,
Taking Villages for breakfast,
And appalling Men –

If the stillness is Volcanic
In the human face
When upon a pain Titanic
Features keep their place –

If at length the smouldering anguish
Will not overcome –
And the palpitating Vineyard
In the dust, be thrown?

If some loving Antiquary,
On Resumption Morn,
Will not cry with joy "Pompeii"!
To the Hills return!
      Emily Dickinson



Le paradis je ne verrai Jamais
Les Livres disent seuls les élus
Il y aura la balance
Il y aura l’épée

Tes yeux ouverts dans la Tourmente
Les Livres disent dehors les impies
Il y aura les cris
Il y aura les tourments

Tes mains au ciel dans le Malheur
Les Livres disent vous serez plus forts
Il y aura l’eau sainte
Il y aura la tombe

Ton front relevé dans la Douleur
Les Livres disent prier à genoux
Il y aura l’angoisse
Il y aura la peur

Laisse ces images de Bois
Laisse ces corps de Marbres
Laisse ces écrits d’Ors
Au Matin final, les Livres seront tus
      Emily by mg


Michel GUIDETTI
…( copyright ) michel guidetti 27 mars 2012