Tuesday, November 13, 2018

Son Pays.

Lui donneront-ils
ce bout de rêve
lui rendront-ils
ce goût de liberté
Juste
un peu aidée
juste
un peu apaisée
Le lui donneront-ils


--------- EN COURS D'ECRITURE ---------

Le DIT pour une vaillance
Son Pays.

( Rap__sodie pour une exigence à une voix, un récitant et un chœur )


Petite maitresse
toi aussi
tu veux ces autres pays
où tout se croit plus beau
où tout se veut plus riche
Petite maitresse
te voilà en route
juste une petite valise

Là sur ton chemin
ta petite école
un peu cassée
à ne pas oublier

Juste adossées
trois petites gamines
un bout de crayon, à n’oser te dire
un bout de papier, à n’oser te voir


Ta valise déposée
ton chemin abandonné
te voilà à elles
te voilà à ton pays

Encore trois élèves
ton pays en survie
bientôt mille élèves
ton pays rendossé

Elle est restée
bientôt une école
des larmes
elle est restée
bientôt mille écoles
des peurs
Un pays reconstruit
bientôt la liberté gardée
un pays reconstruit
bientôt la vie retrouvée


--------- EN COURS D'ECRITURE ---------

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 novembre 2018

Friday, September 21, 2018

Inspiration.

Tout a été dit
tout est dit
tout se fait
Des bribes violées
de ci de là
Des bouts de vies
crachés
de ci de là

Le DIT pour une destinée
Inspiration.

( Rap__sodie pour un souffle à une voix, un récitant et deux chœurs )


La voilà
elle court
elle en chante
elle en danse
elle rit

Dans ses yeux
la genèse de son bonheur
dans son rire
le vouloir de sa vie


Un poème juste éclos
une inspiration subite
création délétère
Un bout de rire volé
un bout de vie dévalisée
un infini enfreint
une fiction scélérate
Lui copiste inavoué
elle muse préservée

Dieu a tout dit
juste à raconter
juste à saisir
là qui passe
Elle ne dit rien
elle est vie
elle est une vie
elle est sa vie


La voilà
elle court
elle se cache
elle se tait
elle pleure

Dans ses yeux
l’achèvement de son bonheur
dans ses larmes
le refus de sa vie


Un roman juste éclos
une inspiration subite
création délétère
Un bout de misère volé
un bout de vie dévalisée
un infini enfreint
une fiction scélérate
Lui copiste inavoué
elle muse méconnue

Dieu a tout dit
juste à raconter
juste à saisir
là qui passe
Elle ne dit rien
elle est vie
elle est une vie
elle est sa vie


La voilà
elle court
elle ne peut
elle ne veut
elle meurt

Dans ses yeux
la promesse de son bonheur
dans ses silences
l’annonce de sa vie


Une fable juste éclose
une inspiration subite
création délétère
Un bout d'espoir volé
un bout de vie dévalisée
un infini enfreint
une fiction scélérate
Lui copiste innocent
elle muse méconnue

Dieu a tout dit
juste à raconter
juste à saisir
là qui passe
Elle ne dit rien
elle est vie
elle est une vie
elle est sa vie


La voilà
elle est là
elle le croit
elle le dit
elle sera

Dans ses yeux
la réalité de son bonheur
dans ses mains
la réalité d’un paradis


Une prière juste éclose
une inspiration subite
création délétère
Un bout de Dieu volé
un bout de vie dévalisée
un infini enfreint
une fiction scélérate
Lui copiste inavoué
elle muse méconnue

Dieu a tout dit
juste à raconter
juste à saisir
là qui passe
Elle ne dit rien
elle est vie
elle est une vie
elle est sa vie


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 octobre 2018

Monday, July 30, 2018

Complainte à Bilitis ( reloaded ).

Mnais était son nom
Bilitis était son nom
si pareille à toi
Ton nom
crie le à cœur déployé

Le DIT de Mnaïs
Complainte à Bilitis ( reloaded ).

( Rap__sodie psalmodiée à deux voix et un récitant )


Ton désir qui croit, moi tout au loin
Ton désir qui attend, moi toute donnée
Ton désir qui veut, moi bonheur.

Conditions transitoires, visions flétries
Des clauses à satisfaire des compromis d’aliénation
des signes à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton désir qui prend mon désir ;
Ton désir si pareil à mon désir.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes lèvres qui murmurent, moi tout écoute
Tes lèvres qui demandent, moi toute égarée
Tes lèvres qui avouent, moi suspendue.

Dérivées démoniaques, arbres défoliés
Des variations à satisfaire des compromis d’aliénation
des bouts de temps à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes lèvres qui prennent mes lèvres ;
Tes lèvres si pareilles à mes lèvres.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta main qui raconte, mon plaisir histoire
Ta main qui dessine, mes sens taggués
Ta main qui creuse, mon corps trésor.

Systèmes inassouvis, réponses assourdies
Des puzzles à satisfaire des compromis d’aliénation
des connexions à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta main qui prend ma main ;
Ta main si pareille à ma main.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton âme si chancelante, mon plaisir enchanté
Ton âme si ensorcelée, mes sens épurés
Ton âme si extasiée, mon corps envoûté.

Axiomes inventés, digressions hallucinées
Des primautés à satisfaire des compromis d’aliénation
des véracités à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton âme qui prend mon âme ;
Ton âme si pareille à mon âme.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta bouche si avide, moi tout à genoux
Ta bouche si imprévue, moi toute croyance
Ta bouche si rieuse, moi étranglée.

Propositions funestes, folies inventées
Des enchères à satisfaire des compromis d’aliénation
des simagrées à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta bouche qui prend ma bouche ;
Ta bouche si pareille à ma bouche.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton regard qui cherche, moi tout devant
Ton regard qui emprisonne, moi toute étonnée
Ton regard qui capture, moi évanouie.

Fonctions discréditées, fuites combinatoires
Des géométries à satisfaire des compromis d’aliénation
des lézardes à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton regard qui prend mon regard ;
Ton regard si pareil à mon regard.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes mots qui écrivent, mon plaisir paroles
Tes mots qui racontent, mes sens musiques
Tes mots qui taisent, mon corps poèmes.

Fractales vitales, calculs abjurés
Des infiniments à satisfaire des compromis d’aliénation
des copiages à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes mots qui prennent mes mots ;
Tes mots si pareils à mes mots.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes reins qui labourent, mon plaisir au profond
Tes reins qui froncent, mes sens exacerbés
Tes reins qui retirent, mon corps anéanti.

Récurrences narratives, unités primordiales
Des rengaines à satisfaire des compromis d’aliénation
des obsessions à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes reins qui prennent mes reins ;
Tes reins si pareils à mes reins.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes yeux qui prient, moi tout au fond
Tes yeux qui donnent, moi toute bée
Tes yeux qui chavirent, moi à la dérive.

Racines in imaginées, révélations incrédules
Des issues à satisfaire des compromis d’aliénation
des crédos à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes yeux qui prennent mes yeux ;
Tes yeux si pareils à mes yeux.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes seins si altiers, moi tout serrée
Tes seins si enfiévrés, moi toute désirs
Tes seins si affolés, moi altérée.

Discontinuités quantiques, plasmas glaciaires
Des oublis à satisfaire des compromis d’aliénation
des manques à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes seins qui prennent mes seins ;
Tes seins si pareils à mes seins.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta langue si sucrée, mon plaisir saveur
Ta langue si caressante, mes sens frissons
Ta langue si aventurée, mon corps itinéraire.

Equations irraisonnées, synthèses transfuges
Des accords à satisfaire des compromis d’aliénation
des rébus à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta langue qui prend ma langue ;
Ta langue si pareille à ma langue.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta vie si pulpeuse, mon plaisir fruit mûri
Ta vie si parfumée, mes sens enivrement étrange
Ta vie si dominée, mon corps abandon fugace.

Primitives esclaves, créations stériles
Des genèses à satisfaire des compromis d’aliénation
des hiers à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta vie qui prend ma vie ;
Ta vie si pareille à ma vie.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta soie si parfum, mon plaisir inanimé
Ta soie si goût, mes sens exorbités
Ta soie si miel, mon corps exténué.

Formes déjantées, géométries désaxées
Des esquisses à satisfaire des compromis d’aliénation
des méandres à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta soie qui prend ma soie ;
Ta soie si pareille à ma soie.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton sexe si proche, mon plaisir soudé
Ton sexe si noyé, mes sens ennoyés
Ton sexe si éloigné, mon corps abandonné.

Asymptotes transgressées, attracteurs intouchables
Ta soie qui prend ma soie ;
Ta soie si pareille à ma soie.

Ton sexe qui prend mon sexe ;
Ton sexe si pareil à mon sexe.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes cuisses qui enserrent, moi prisonnière
Tes cuisses qui délivrent, moi détenue
Tes cuisses qui reprennent, moi éternelle.

Touts inaboutis, appartenances anéanties
Des finitudes à satisfaire des compromis d’aliénation
des ensembles à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes cuisses qui prennent mes cuisses ;
Tes cuisses si pareilles à mes cuisses.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton corps qui se tend, moi tout contre
Ton corps qui se détend, moi toute contre
Ton corps qui s'accapare, moi haletante.

Transformées identiques, mimétismes infinis
Des volontés à satisfaire des compromis d’aliénation
des masques à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton corps qui prend mon corps ;
Ton corps si pareil à mon corps.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton cri qui affleure, mon plaisir effleuré
Ton cri qui déchire, mes sens empierrés
Ton cri qui efface, mon corps transfiguré.

Intégrales déraisonnées, enfantements quadratiques
Des retours à satisfaire des compromis d’aliénation
des étendues à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton cri qui prend mon cri ;
Ton cri si pareil à mon cri.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes larmes sur ma toison, mon plaisir affolé
Tes larmes sur mon corps, mes sens incendiés
Tes larmes sur mon âme, mon corps abîmé.

Espaces complexes, fêlures infinies
Des rêveries à satisfaire des compromis d’aliénation
des leurres à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes larmes qui prennent mes larmes ;
Tes larmes si pareilles à mes larmes.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton étreinte si douce, mon plaisir avoué
Ton étreinte si amoureuse, mes sens dévoilés
Ton étreinte si envoûtée, mon corps soumis.

Décompositions fascinées, images engluées
Des révolutions à satisfaire des compromis d’aliénation
des fragments à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton étreinte qui prend mon étreinte ;
Ton étreinte si pareille à mon étreinte.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Tes pleurs qui ensoleillent, mon plaisir ébloui
Tes pleurs qui bénissent, mes sens purifiés
Tes pleurs qui communient, mon corps jumelé.

Séries enlisées, répétitions voilées
Des équivoques à satisfaire des compromis d’aliénation
des infinis à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Tes pleurs qui prennent mes pleurs ;
Tes pleurs si pareils à mes pleurs.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ton sang qui furie, moi tout cœur
Ton sang qui inonde, moi toute à cœur
Ton sang qui suffoque, moi cœur.

Coordonnées psychiques, sortilèges aléatoires
Des repères à satisfaire des compromis d’aliénation
des limites à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ton sang qui prend mon sang ;
Ton sang si pareil à mon sang.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta joie qui flamboie, moi tout incendie
Ta joie qui réclame, moi toute innocente
Ta joie qui m'emplit, moi toi et nous.

Matrices corruptrices, perturbations discrètes
Des tableaux à satisfaire des compromis d’aliénation
des cadres à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta joie qui prend ma joie ;
Ta joie si pareille à ma joie.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta folie qui oublie, moi tout ailleurs
Ta folie qui rappelle, moi toute devenue
Ta folie qui déguise, moi sanglots.

Polynômes intraitables, mouvements perpétuels
Des contraires à satisfaire des compromis d’aliénation
des possibles à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta folie qui prend ma folie ;
Ta folie si pareille à ma folie.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Ta prière qui enchante, moi tout à génuflexion
Ta prière qui transcende, moi toute croyance
Ta prière qui exauce, moi étrangère.

Plans excavés, tangences contrariées
Des amplitudes à satisfaire des compromis d’aliénation
des visions à vouloir mentir la vie
des univers où ils n’iront jamais

Ta prière qui prend ma prière ;
Ta prière si pareille à ma prière.

La modélisation impossible de la réalité
Et toi la vraie reste à vivre chez les vivants

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 septembre 2018

Sunday, July 29, 2018

Me haïras-tu.

Dires
à vouloir rêver
Dires
à vouloir oublier
Dires
à vouloir imaginer
j'ai vu
une sphère de rayon infini
cette sphère
une infinité de trous
diaphragmes insurgés
diffractions genésiaques
en son centre déjà
tous les mots du monde
plasma euphorique
j'ai cru
outre infini forcément
à cet autre infini géniteur
une seule histoire
avec les mots des hommes
ta vie

Le DIT pour une magie
Me haïras-tu.

( Rap__sodie pour une dissidence à deux voix, trois récitants et deux chœurs )


Des mots écharpés
une histoire racontée
une vie rafistolée
Un roman
je ne m'en sais pas
une nouvelle
je ne m'en crois pas

Juste des mots
échus de ci de là
juste des phrases
cassées par ci par là

Mais des larmes de mots
sels à mourir
mais des sanglots de phrases
glas à mourir


Te voilà devenue
tombée de ces mots
née d'outre-rien
Toi tu me sais déjà
me haïras-tu
Moi te saurai-je jamais
pourrai-je t'aimer

Sources, impacts
les unes avouées aux uns
quanta révolus
itérations dénouées
les uns inavoués aux unes
quanta irrésolus
itérations rassemblées

Tes peurs
écrites avec le sel de tes rêves
tes souffrances
ensevelies avec les fleurs de tes sourires

Pas encore née
te voilà décréée
toi étonnée
te voilà recrée


Des histoires surmenées
toi soudain avouée
des histoires accablées
toi soudain accouchée
Une histoire inexprimée
une histoire soupirée
une vie réalisée
Et moi
diseur inavoué
père enseveli

qui peut !

Des mots évadés
une histoire soupirée
une vie rafistolée
Un roman
je ne m'en sais pas
une nouvelle
je ne m'en crois pas

Juste des mots
échus de ci de là
juste des phrases
cassées par ci par là

Mais des larmes de mots
sels à mourir
mais des sanglots de phrases
glas à mourir


Te voilà devenue
tombée de ces mots
née d'outre-rien
Toi tu me sais déjà
me haïras-tu
Moi te saurai-je jamais
pourrai-je t'aimer

Sources, impacts
les unes avouées aux uns
quanta révolus
itérations dénouées
les uns inavoués aux unes
quanta irrésolus
itérations rassemblées

Tes espoirs
écrits avec le bleu de tes rêves
tes désirs
ensevelis avec les mots de tes sourires

Pas encore née
te voilà décréée
toi étonnée
te voilà recrée


Des histoires surmenées
toi soudain avouée
des histoires accablées
toi soudain accouchée
Une histoire inexprimée
une histoire soupirée
une vie réalisée
Et moi
diseur inavoué
père enseveli

qui peut !

Des mots surmenés
une histoire cascadée
une vie rafistolée
Un roman
je ne m'en sais pas
une nouvelle
je ne m'en crois pas

Juste des mots
échus de ci de là
juste des phrases
cassées par ci par là

Mais des larmes de mots
sels à mourir
mais des sanglots de phrases
glas à mourir


Te voilà devenue
tombée de ces mots
née d'outre-rien
Toi tu me sais déjà
me haïras-tu
Moi te saurai-je jamais
pourrai-je t'aimer

Sources, impacts
les unes avouées aux uns
quanta révolus
itérations dénouées
les uns inavoués aux unes
quanta irrésolus
itérations rassemblées

Tes devenirs
écrits avec le devenir tes rêves
tes vœux
ensevelies avec les envie de tes sourires

Pas encore née
te voilà décréée
toi étonnée
te voilà recrée


Des histoires surmenées
toi soudain avouée
des histoires accablées
toi soudain accouchée
Une histoire inexprimée
une histoire soupirée
une vie réalisée
Et moi
diseur inavoué
père enseveli

qui peut !

Des mots défoulés
une histoire concédée
une vie rafistolée
Un roman
je ne m'en sais pas
une nouvelle
je ne m'en crois pas

Juste des mots
échus de ci de là
juste des phrases
cassées par ci par là

Mais des larmes de mots
sels à mourir
mais des sanglots de phrases
glas à mourir


Te voilà devenue
tombée de ces mots
née d'outre-rien
Toi tu me sais déjà
me haïras-tu
Moi te saurai-je jamais
pourrai-je t'aimer

Sources, impacts
les unes avouées aux uns
quanta révolus
itérations dénouées
les uns inavoués aux unes
quanta irrésolus
itérations rassemblées

Tes volontés
écrites avec le fer de tes rêves
ta vie
ensevelies avec les chants de tes sourires

Pas encore née
te voilà décréée
toi étonnée
te voilà recrée


Des histoires surmenées
toi soudain avouée
des histoires accablées
toi soudain accouchée
Une histoire inexprimée
une histoire soupirée
une vie réalisée
Et moi
diseur inavoué
père enseveli

qui peut !

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 août 2018

Friday, May 18, 2018

Elle est passée.

Le mal
quand on reste seul
la peur
quand on résiste seul
Le mal et la peur vaincront-ils à jamais

Le DIT pour un tourment
Elle est passée.

( Rap__sodie pour une tendresse à deux voix, un récitant et un chœur )


Tu es là
sans repère
toute resserrée sur ton cœur
tu es là
sans mot
toute vidée à te noyer

Elle est passée
un moment serrée tout contre
elle est passée
un moment toute à t'aimer

Un bout de chemin
près de toi
un bout de chemin
ni d'avant
un bout de chemin
ni d'après
Elle est passée


Elle aurait pu empêcher ce nœud à ton cou
elle aurait pu défaire ce nœud à ton cou
Elle est passée

Ne pas défaire ta vie
ne pas refaire ton monde
Elle est passée

Elle est passée
ton mal resté
Elle est passée
ta peur restée
Elle est passée
toi et elle
qui sait !


Elle est juste passée
ton mal resté
Elle est juste passée
ta peur restée


Elle est passée
elle a dit ton nom
elle a dit son nom


Tu es là
sans repère
toute resserrée sur ton cœur
tu es là
sans mot
toute vidée à te noyer

Elle est passée
un moment assise tout près
elle est passée
un moment toute à t'aimer

Un bout de chemin
près de toi
un bout de chemin
ni d'avant
un bout de chemin
ni d'après
Elle est passée


Elle aurait pu empêcher cette morsure à ton corps
elle aurait pu effacer cette morsure à ton corps
Elle est passée

Ne pas défaire ta vie
ne pas refaire ton monde
Elle est passée

Elle est passée
ton mal resté
Elle est passée
ta peur restée
Elle est passée
toi et elle
qui sait !


Elle est juste passée
ton mal resté
Elle est juste passée
ta peur restée


Elle est passée
elle a dit ton nom
elle a dit son nom


Tu es là
sans repère
toute resserrée sur ton cœur
tu es là
sans mot
toute vidée à te noyer

Elle est passée
un moment debout à pas de pas
elle est passée
un moment toute à t'aimer

Un bout de chemin
près de toi
un bout de chemin
ni d'avant
un bout de chemin
ni d'après
Elle est passée


Elle aurait pu empêcher cet acier à ton poignet
elle aurait pu confondre cet acier à ton poignet
Elle est passée

Ne pas défaire ta vie
ne pas refaire ton monde
Elle est passée

Elle est passée
ton mal resté
Elle est passée
ta peur restée
Elle est passée
toi et elle
qui sait !


Elle est juste passée
ton mal resté
Elle est juste passée
ta peur restée


Elle est passée
elle a dit ton nom
elle a dit son nom


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 juillet 2018

Friday, May 11, 2018

L'histoire du monde.

La pureté
l'enfant comprend
La naïveté
l'enfant surprend
La réalité
l’enfant entend

Le DIT pour une inspiration
L'histoire du monde.

( Rap__sodie pour une échappée à une voix, un récitant et un chœur )


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
un mot, effleuré
elle ne sait pas lire

Pourtant
la voilà qui est soleil
la candeur sur son visage
les frissons sur ses bras
La voilà qui renoue le soleil
la lumière plein son cœur
le monde plein ses yeux


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
une phrase, tracée
elle ne sait pas lire

Pourtant
la voilà qui est Paris
les toits surpris tout alentours
les grondements enfouis sous terre
La voilà qui repeint Paris
une tour pour emporter
un métro pour ensorceler


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
un paragraphe, égratigné
qu’elle ne sait lire

Pourtant
la voilà qui est New-York
un parc aussi grand que ses yeux
des buildings égarés dans les nuages
La voilà qui relook New-York
le jaune acidulé des taxis
la foule de là et de partout


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
une page, marquée
qu’elle ne sait lire

Pourtant
la voilà qui est fête
une ronde de farandoles multicolores
des odeurs de sucres à candir ses joies
La voilà qui rejoue la fête
des rubans d'arpèges en liesse
des clowns à défaire le monde


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
une histoire, soulevée
qu’elle ne sait lire

Pourtant
la voilà qui est danses
un chapelet de petits pas à chat perché
des bandonéons à valser des tangos
La voilà qui redit les danses
des chaussons à étirer ses jambes
des cygnes à noyer des lacs


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Dans ses mains
tout contre elle
juste une feuille
page d’un livre qu’elle ne sait d'où
pour elle le monde, tous les mots
sa vie, ses espoirs, ses cachés
tout écrit là

Son doigt
une feuille, déchirée
qu’elle ne sait lire

Pourtant
la voilà qui est amour
un chœur et le monde accaparé
des roses aux joues à plier des bonheurs
La voilà qui recrée l'amour
des cœurs en ribambelle magique
des avenirs à se croire invitées


Un mot aveugle qui lui souffle la vie
des barreaux
pour taire le monde
Des mots éteints qui lui montrent le monde
un écran
pour effacer la vie
Qu'importent les mots
faisons ce rêve


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 juin 2018

Friday, May 04, 2018

Extraction.

Un grain de sable si doux
rien du tout
mais le souvenir d’une dune
Un grain de sable si chaud
rien du tout
mais le désir d’une immensité
Un grain de sable si beau
rien du tout
mais le rêve d’un Dieu

Le DIT pour une mission
Extraction.

( Rap__sodie pour un désordre à une voix, un récitant et un chœur )


Leader, hop hop hop !
ordres extraction gamine
S H34 ce bruit à ne plus être
quatre à ne plus penser
un seul cœur
fixé sur une photo de gamine
un portrait par cœur
mouvement quatre minutes
point de pose

Leader, à terre !
ordres extraction gamine
S H34 cette ombre terrée
quatre en mouvement
un seul cœur
fixé sur une photo de gamine
un portrait par cœur
mouvement quatre minutes
point d’extraction

Porteur, on charge !
ordres extraction gamine
Bon Dieu deux gamines si mêmes
mains soudées au-delà du monde
deux petites robes et du sang
une, des larmes qui sait la vie plus loin
une, un regard tari qui sait pourrir ou la vie
le temps arrêté, monde en allé
moment de sincérité


Escorter, harnais ok !
mission extraction gamines
Quatre petites mains agrippées
elles viennent de renaitre au monde
deux vies à réinventer
deux, visages embués à voir des paradis
deux, sourires à peine osés
l’avenir repris, des hommes réincarnés
moment de vérité


Un mouvement, une ombre furtive
mission préserver gamines
Un éclair bleui, acier mortel
deux petits cœurs qui frémissent
elles ont entrevu l'avant
deux souffles angéliques si retenus
deux petits corps de rien, Dieu si léger
deux petits corps de rien, Jésus tout près
moment de bonheur


Backguard, tout est net !
mission extraction gamines
S H34 ce destin à retrouver
six en mouvement
un seul cœur
uni à deux petites d'outre vie
deux cœurs tout naissants
mouvement quatre minutes
point d’extraction

Leader, on évacue !
mission extraction gamines
S H34 cette ombre terrée
six en mouvement
un seul cœur
uni à deux petites d'outre vie
deux cœurs tout naissants
mouvement quatre minutes
point d’évacuation

Elles sont deux
que personne ne sait
mais que Dieu a regardées
Elles sont deux
qui ne savent plus
mais leurs cœurs à jamais éblouis


Briefing
Quatre à obéir coûte que coûte
ombilic impitoyable
Terrain
Quatre soudain déconnectés
cellule outre bord
Débriefing


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mai 2018

Friday, April 13, 2018

Vérités

La grande illusion
vérités multiples
vérités égoïstes
fuite en deçà
Le grand mensonge
vérités une
vérités unifiées
fuite en delà
La grande errance
outils des savoirs
outils des connaissances

La réalité est
La vérité erre
Si Dieu
réalité statique
Alors Homme
vérité dynamique


Le DIT pour une interrogation
Vérités.

( Rap__sodie pour un entendement à deux voix, deux récitants et un chœur )


Dis, c’est quoi la vérité ?
Tu vois,
regarde ces violettes, que vois-tu ?
des fleurs …
c’est ta réalité, ta réalité d’aujourd’hui
Ta réalité de petite fille
unique
et si semblable à toutes


Appréhender
cet instantané
sans passé, sans avenir
appréhender
cette réalité
juste à toi, rien qu’à toi

Tu es première
tu es unique
ton monde est le monde


Dis, c’est quoi la vérité ?
Dis-moi,
souviens-toi, que t'ai-je montré ?
des fleurs …
c’est ta vérité, ta vérité d’aujourd’hui
Ta vérité de petite fille
unique
et si semblable à toutes


Connaître
cette réplique
sans présent, sans racine
connaître
cette vérité
juste à toi, rien qu’à toi

Tu es première
tu es unique
ton monde est le monde


Ils veulent tout unifier
le semblable
le ressemblant
Ils veulent tout démembrer
l’unique
l’universel
Sincérité
seul canevas de la vérité
rencontre du monde et du vivant
Vérité
transformée bruitée de la réalité
imbrication d'une infinité d'espaces temps
Sincérité et vérité
deux sœurs siamoises


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 avril 2018

Saturday, April 07, 2018

Elle a jeté les mots.

Les mots bannis
chaines
pour survivre
Les mots bannis
mutants
pour revivre

Le DIT pour une prison
Elle a jeté les mots.

( Rap__sodie pour un mot à trois voix, un récitant et un chœur )


Elle a jeté les mots
mots de guerres
mots de riens
Blessures de sang
Blessures de cœur

Elle a jeté les mots
Puis elle sans mots
seule sans autres
foulée dans leurs silences
brisée dans leur regards

Soudain
une caresse à l'âme
un arpège si doux
son cœur transfuge
Elles sont là
une ivresse à l'âme
une symphonie recueil


Bien plus que des mots
arpèges de couleurs
palettes de sons
le cœur embaumé
l'âme débauchée


Tout se dit
tout est dit
tout sera dit


Elle a jeté les mots
mots de hontes
mots de larmes
Infamies de sang
Infamies de cœur

Elle a jeté les mots
Puis elle sans mots
nue sans plus
foulée dans leurs silences
brisée dans leur regards

Soudain
un frisson à l'âme
un trémolo si grave
son cœur transfuge
Elles sont là
une ivresse à l'âme
une symphonie recueil


Bien plus que des mots
tremolos de couleurs
fresques de sons
le cœur embaumé
l'âme débauchée


Tout se dit
tout est dit
tout sera dit


Elle a jeté les mots
mots de tortures
mots de tyrannies
Cris de sang
Cris de cœur

Elle a jeté les mots
Puis elle sans mots
perdue sans plus
foulée dans leurs silences
brisée dans leur regards

Soudain
un élan à l'âme
un écho si grave
son cœur transfuge
Elles sont là
une ivresse à l'âme
une symphonie recueil


Bien plus que des mots
échos de couleurs
pastels de sons
le cœur embaumé
l'âme débauchée


Tout se dit
tout est dit
tout sera dit


Elle a jeté les mots
mots d'encens
mots de luxures
Prières de sang
Prières de cœur

Elle a jeté les mots
Puis elle sans mots
dénigrée sans plus
foulée dans leurs silences
brisée dans leur regards

Soudain
une vision à l'âme
un silence si grave
son cœur transfuge
Elles sont là
une ivresse à l'âme
une symphonie recueil


Bien plus que des mots
Silences de couleurs
dégradés de sons
le cœur embaumé
l'âme débauchée


Tout se dit
tout est dit
tout sera dit


Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 mars 2018

Thursday, February 01, 2018

Qui es-tu ?

Une lumière nouvelle
et tous les possibles
effleurés
Un rêve nouveau
et tous les possibles
entrevus
Un chant nouveau
et tous les possibles
racontés

Le DIT pour une venue
Qui es-tu ?

( Rap__sodie pour du bonheur à une voix, un récitant et quatre chœurs )


Tu es celle
venue de ces contrées
où des géants
sculptent des colosses et des bergers
marbres si blancs
que tes rêves seront diamants

Tu es celle
venue de ces contrées
où des visionnaires
construisent des cathédrales et des palais
pierres si ocres
que tes rires seront firmaments

Tu es celle
venue de ces contrées
où des trouvères
chantent les amours et les jeux
belles si douces
que ton cœur sera ritournelles

Tu es celle
venue de ces contrées
où des poètes
disent les enfers et les paradis
âmes si éperdues
que ta main sera douceurs

Tu es celle
venue de ces contrées
où des bâtisseurs
érigent des tours et des arcades
aciers si tumultueux
que tes rêves seront arabesques

Tu es celle
venue de ces contrées
où des compagnons
tressent des rosaces et des vitraux
arcs-en-ciel si effrénés
que tes rires seront embrasements

Tu es celle
venue de ces contrées
où des baladins
racontent la mer et les flots
horizons si séduisants
que ton cœur sera aventures

Tu es celle
venue de ces contrées
où des mariniers
disent les fleuves et les canaux
chemins si clandestins
que ta main sera souffles

Tu es celle
venue de ces contrées
où des nomades
se noient des dunes et des déserts
sables si blonds
que tes rêves seront soleils

Tu es celle
venue de ces contrées
où des artistes
brossent des grottes et des rochers
couleurs si ravies
que tes rires seront palettes

Tu es celle
venue de ces contrées
où des bergers
chantent les brebis et les agneaux
collines si verdoyantes
que ton cœur sera galopades

Tu es celle
venue de ces contrées
où des princesses
osent l’épée et les combats
guerres si impossibles
que ta main sera justices

Michel GUIDETTI
...( copyright ) michel guidetti 27 février 2018